La légionellose n'est pas une fatalité !
L'information et la prévention peuvent la faire reculer efficacement.
Notre sommaire pour une vigilance active...
Que peut-on faire chez soi pour éviter la légionellose ?
Crèches, écoles, hôpitaux, maisons de retraite, supermarchés, hôtels, bâtiments de bureaux... Nous fréquentons ces lieux régulièrement. Pourtant, il n'existe pas de règlementation concernant la prévention de la légionellose dans les lieux publics. Le contrôle et la désinfection des canalisations, systèmes de climatisation, fontaines, tours aéroréfrigérantes et autres équipements à risque n'est pas obligatoire. Il est seulement "recommandé", et malgré l'existence de textes officiels, cette prévention primaire est très insuffisamment appliquée. En effet, contrairement au problème de l'amiante par exemple, la légionellose est encore trop méconnue, et ne suscite donc pas de grande inquiétude dans l'opinion publique.
En attendant une législation exigeante, on pourrait envisager la création d'un "label de sécurité" à l'entrée des établissements soucieux de ce problème, et qui agissent dans le sens d'une prévention active.
Dans les hôpitaux et les autres établissements sanitaires, la prévention est particulièrement cruciale, car le public présent est souvent fragile (enfants, personnes âgées, malades). La légionellose fait partie des nombreux risques d'infections nosocomiales (c'est-à-dire des maladies contractées à l'hôpital), qui sont combattues par une observation rigoureuse de règles d'entretien et d'hygiène souvent simples. Cette prévention devrait être accrue.
Quelques conseils pour les établissements qui reçoivent du public :
En France, la légionellose fait partie des maladies à déclaration obligatoire, en application de l'article L11 du Code de la santé Publique. Cela signifie que tout Docteur en médecine qui a constaté un cas de légionellose doit en régulariser la déclaration en apportant des preuves de ses dires. En cas de non-respect de cette obligation, le médecin est passible d'une amende (1 500 € environ) et d'une peine de prison (1 mois, doublé en cas de récidive).
Ce système a pour but de garantir une surveillance accrue et suivie des maladies comme (entre autres) le SIDA, la tuberculose, le botulisme, et, donc, la légionellose. L'Institut National de Veille Sanitaire (INVS) effectue un traitement statistique des données récoltées et met à jour chaque semaine un bulletin épidémiologique complet (nombre de cas, répartition géographique...). Cette surveillance est nécessaire mais pas suffisante.
La légionellose reste méconnue dans l'ensemble. Les symptômes proches de ceux de la grippe ont entraîné, et entraînent des erreurs de diagnostic dont les conséquences peuvent être très graves.
Seule une meilleure information des médecins et de chacun d'entre nous permettra une diminution des risques, ainsi qu'une prise en charge efficace et rapide des malades. On compte chaque année plus de 500 cas déclarés, dont environ 400 décès. Ce chiffre, déjà très important, est pourtant très certainement sous-estimé : il pourrait y avoir 5 000 cas en réalité.
les traitements et les mesures de prévention existent pourtant : ce nombre peut diminuer.